Les espèces / les indicateurs

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Le programme Cybelle Méditerranée consiste à suivre l’évolution dans le temps de différents indicateurs : la richesse en espèces et/ou l’abondance des espèces. Plus de 35 espèces pélagiques appartenant à 4 groupes sont étudiées : cétacés, poissons, tortues marines, méduses.

Les indicateurs de biodiversité

Le programme Cybelle Méditerranée utilise plusieurs sortes d’indicateurs :

  • La richesse en espèces (richesse spécifique). Cet indicateur reste assez équivoque pour évaluer l’état de santé de la biodiversité, car peu informatif sur les changements environnementaux. Cependant, la richesse spécifique reste un bon outil pour mesurer la bonne santé d’une communauté.

  • L’abondance. Les indicateurs d’abondance sont considérés comme les plus appropriés pour suivre l’état de santé de la biodiversité. En effet, ces derniers sont sensibles aux variations environnementales à petite et grande échelle. En plus de leur intérêt scientifique, l’abondance offre un intérêt pédagogique indéniable.  Il permet aux contributeurs d’avoir une représentation concrète et compréhensible des données collectées. La collecte d’information en mer n’offre pas les mêmes conditions d’observation que sur terre. Les observations sont furtives, la visibilité amoindrie, la prise de note plus difficile, et les contraintes matérielles plus grandes. Ainsi la prise en compte de l’abondance réelle des espèces est très difficile, et reste l’affaire de spécialistes.

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Espèces indicatrices

Il est humainement et techniquement impossible d’appréhender et de suivre la biodiversité dans son ensemble, avec au minimum 12 000 espèces recensées en Méditerranée ! Nous avons donc cherché à avoir une idée réaliste de la situation en utilisant des espèces indicatrices pertinentes. Ces espèces doivent donner une idée de l’état de la biodiversité et des pressions qu’elle subit. Les espèces indicatrices sont révélatrices de la recherche d’un équilibre ; leur évolution brutale dans un sens ou dans l’autre, traduit un déséquilibre et un problème de régulation dans le fonctionnement de l’écosystème.

Critères de choix des espèces :

  • Espèces communes : au-delà des espèces rares (qui font l’objet de beaucoup d’autres études), nous souhaitons identifier les espèces communes susceptibles d’être de bons indicateurs de biodiversité.
  • Espèces faciles à identifier par un néophyte : pour limiter les biais dus aux erreurs d’identification nous avons sélectionné les espèces les plus faciles à identifier,
  • Espèces clefs de voûte : se sont des espèces qui se trouvent au cœur de nombreuses interactions spécifiques dont la variation d’abondance a un impact sur l’ensemble de l’écosystème,
  • Les espèces parapluie qui ont besoin d’un grand territoire,
  • Espèces reconnues d’Intérêt Ecologique Faunistique (ZNIEFF),
  • Espèces sensibles aux variations environnementales (ex : thermosensibles),
  • Espèces protégées ou “en danger”,
  • Espèces d’intérêt pour les loisirs ou commercial.

Nous avons sélectionné au total 19 espèces de cétacés, 3 espèces de tortues marines, 7 espèces de poissons et 7 espèces de macroplancton (ex : méduses).

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